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 Au détour d'une rue

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MessageSujet: Au détour d'une rue   Jeu 4 Juin - 13:25


Au détour d'une rue
Ft. Symphonia Maxwell & Morgan O'Connor


C’était aux alentours de 14 heures quand Morgan sortit de son lit, la veille, il avait donné un concert. Ca faisait presque un an que le groupe avait repris du service. Il avait l’impression que rien n’avait changée à part leur âge et leur condition. La cuite pour fêter la fin de la tournée l’avait mis mal ce matin. Il attrapa la paire de lunette de soleil qui trainait près de sa table de chevet et la mit avant de s’extirper du lit pour prendre une douche. Il était tellement mal qu’il avait fini par se foutre sous l’eau sans même enlever son boxer et les lunettes. L’eau glacée avait eu le don de lui remettre les idées en place. Ce qu’il pouvait aimer ce contact.
Finalement une bonne dizaine de minutes plus tard, il se déshabilla et quitta ses amies foncées pour se laver. Sa main marqua une pause dans ses mouvements quand il toucha la cicatrice à son ventre. Ca faisait un an qu’elle était là et elle lui faisait encore mal. Et lui rappelait sans cesse Symphonia qu’il tentait d’oublier. A cause d’elle, il avait tout coupé avec le monde du surnaturel, même avec sa propre famille. Ce fut presque une demi-heure plus tard que l’ex chasseur sortit de sa salle de bain et s’habilla rapidement. Il se dirigea machinalement vers sa machine à café avant de se rendre compte qu’il n’avait plus de capsules. Crise. Ni une ni deux, il enfila une paire de chaussures et une veste, s’arma de ses lunettes, car gueule de bois oblige et sortit de son luxueux duplex du centre-ville.

Ses pas l’entrainèrent vers une grande chaîne de café et il commanda le plus énorme café qu’il put. La chance qu’il avait en vivant ici était que la plupart des personnes, même si elles étaient fan du groupe ne lui sautait pas dessus. Il signait des autographe, prenait des photos mais rien d’aussi éprouvant que dans les autres villes où il avait vécu. A peine la boisson bénite en main qu’il sortit pour marcher un peu et prendre l’air. Vraiment, sa tolérance à l’alcool avait pris un coup.
Au détour d’une rue, il faillit rentrer dans une demoiselle. Ses yeux croisèrent ceux de la personne. Son cœur sauta un, voire peut-être deux battements et se serra d’une manière vraiment douloureuse. Il avait l’impression de manquer d’oxygène. Sa main libre se posa machinalement sur sa cicatrice la plus récente. La douleur qu’il avait connue se raviva doucement. Sa mâchoire se contracta.

« Symphonia… »

Il pensait que la douleur ne serait pas aussi violente en la voyant, mais rien à faire, il était vraiment amoureux et son cœur se brisait une nouvelle fois. Il s’écarta sur la droite, et il marcha. Il ne voulait pas la voir plus longtemps. Il ne voulait pas repenser à ce matin où il s’était réveillé seul. Il voulait oublier ce qu’il avait ressenti avec elle. Il se sentait tétanisait mais il luttait pour avancer. Il avait l’impression que ses jambes pesaient lourds mais il devait fuir. Il ne supporterait pas de lui parler, de la voir, se rappeler de son odeur, de sa voix…

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MessageSujet: Re: Au détour d'une rue   Jeu 4 Juin - 15:51


Au détour d'une rue

FT. Symphonia & Morgan

Un miaulement, une sonnerie de téléphone et je fuyais d'un rêve bien trop... Bien trop... Je ne savais même pas comment définir le songe qui s'effaçait lentement de mon esprit. Fire, qui avait bien grandit durant l'année qui venait de s'écouler, me tannait pour que je lui apporte l'attention qu'il me réclamait depuis quelques minutes à présent. Je le serrais un moment contre moi tout en agrippant mon portable. Il était bien tant que je me lève dis donc. Passant dans la cuisine un bref moment, je préparais le repas de ma boule de poils et passais ensuite d'un pas nonchalant dans la salle de bain où je me délectais d'un bain bien chaude. L'eau fumait à mon plus grand plaisirs et ma mousse formait une montagne. Je prenais mon temps, me la coulais douce. Une habitude qui n'avait pas changé malgré la responsabilité qui était à présent la mienne. Diriger une galerie d'art n'était pas de tout repos, mais le rôle de la patronne impitoyable me convenait à merveille. Finalement, au bout d'une bonne demi-heure, je m'extirpais de l'eau et sortis. En un instant, je me séchais, m'enroulais dans une serviette et allais me planter dans mon dressing. Quelques minutes m'avaient suffit pour choisir une tenue des plus ordinaires, l'enfiler et me planter devant mon miroir. Terminant ma préparation avec maquillage et bijoux, je m'attardais un instant sur ma chevelure. La couleur flamboyante qu'elle arborait autrefois n'était plus. Elle avait laissé place à une couleur dorée depuis plusieurs mois à présent. Presque un an en fait. Une décision prise sur un coup de tête et aujourd'hui encore, je ne savais pas si je devais me prendre pour une folle ou aimer cette nouvelle couleur. Je ne savais même plus la raison qui m'avait poussé à autant de changement où plutôt je ne voulais plus m'en souvenir.

Me passant une main dans ma chevelure propre et lisse, je fuyais cette faiblesse qui me hantait depuis presque un an et m'activais une bonne fois pour toute. Après une dernière caresse à Fire, je me préparais un thé à emporter ainsi qu'une pomme et me dirigeais vers ma galerie d'art. Mon assistant s'activait déjà, stresser à l'idée que je puisse m'énerver contre lui. Chose qui était déjà arrivée et il était préférable pour lui comme pour moi que cela ne se reproduise pas. J'étais devenue, plus froide et perfectionniste au cours de l'année. En même temps, c'était devenu nécessaire pour réussir dans ce que j'avais entrepris. Enfin, la matinée fut calme. Je la passais dans mon bureau avec un fond musical à envoyer des mails administratifs ou bien au téléphone. La dernière conversation fut loin d'être cordiale. Un fournisseur. Je m'emportais facilement et décidais de délaisser un peu tout ça pour sortir prendre l'air. Mon employé en semblait quelque peu ravis, mais à quoi bon m'attarder sur une telle chose.

Je marchais dans la rue, pensant que cette journée ne pouvait pas être pire. J'avais tort. Une personne évita de peu de me rentrer dedans et à l'instant même où ma colère allait l'emporter, je me figeais. Aucun mot ne voulait sortir de ma bouche et mon regard exprimait clairement ma surprise, chose que je rectifiais aussitôt. J'avais quitté la Nouvelle-Orléands un an auparavant, mais pas seulement. J'avais aussi quitté Morgan. Le chasseur dont la présence commençait à devenir trop importante pour moi. Celui qui en moi de temps qu'il n'en faut pour le dire avait commencé à devenir ma plus grande faiblesse. Je n'avais pas voulu connaître une fois encore le sentiment qui m'avait brisé il y a fort longtemps maintenant. Pourtant, à ces côtés, je commençais à le ressentir de nouveau. L'amour. A l'instant même où j'avais réalisé ça, j'avais fuis. Le groupe de phénix retrouvé dans le coin n'était, au fond, qu'un prétexte pour le fuir et le voilà. Lorsqu'il prononça mon nom, cette évidence me revint en plein visage. Je détestais l'avouer, mais je l'aimais et il m'avait terriblement manqué.

J'avais voulu répliquer, mais le temps de reprendre mes esprits, il me fuyait. Jamais je n'aurais cru que mon coeur, que cet outils de pur faiblesse, pouvait être blessé par ce simple geste. Pourtant, c'est bien ce que j'avais fait. Dans un mouvement, incontrôlé, presque instinctif, j'attrapais son bras. « Tu vas me fuir? » Ce n'était pas tout à fait ce que j'avais voulu dire, mais la force de l'habitude en fit autrement. Je repoussais ces sentiments au fond de moi, de toutes mes forces comme l'une de ces faiblesses que je redoutais tant. « Je suis désolée. » Des mots prononcés bien trop tard et qui ne changerait probablement rien, mais je ne pouvais les retenir une seconde de plus.
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MessageSujet: Re: Au détour d'une rue   Jeu 11 Juin - 16:25


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Une journée difficile mais as horrible du moins c’était ce que Morgan avait cru. Loin d’imaginer qu’il recroiserait Symphonia. Il n’avait même pas essayait de savoir ce qu’avait fait le phénix lorsqu’elle avait disparu du jour au lendemain.
Pour le moment, Morgan tentait de se réveiller et se retrouva dans une grande chaine de café pour prendre la boisson tant désirée. Une fois celle-ci récupérée, il ressortit avant d’éviter de peu de se prendre une blonde en plein dedans. Il avait mis quelques secondes à se rendre compte que c’était celle qui l’avait fui qui était face à lui. Son cœur s’était serré tout d’un coup et il aurait tout donné pour l’arracher et oublier un instant cette atroce douleur. Il n’avait réussi qu’à dire son prénom avant de mettre toutes ses forces dans l’action de marcher pour s’éloigner d’elle. Il ne voulait plus jamais que cette atroce douleur au ventre se ravive aussi fortement, ni même celle qui touchait son cœur. Mais elle l’avait retenu, elle avait attrapé son bras pour qu’il s’arrête de marcher. Sa question fut comme une flèche qu’on lui plantait en plein cœur. Il aurait pu pleurer s’il n’avait pas eu un minimum de fierté. Et elle s’excusait… Il ne savait même pas comment réagir.
La première chose qu’il fit fut de lui faire lâcher son bras pour se tourner et être face à elle.

« Tu es sérieuse là ? Tu m’as fui, tu es partit comme une traitre au beau milieu d’un nuit pour disparaître. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter çà ? Si tu n’avais pas envie d’être avec moi, tu pouvais très bien le dire, j’aurais pu comprendre ! »

Il sentait que ses larmes menaçaient de couler. Pourtant d’un autre côté, il se sentait soulagé de savoir qu’elle n’avait rien et que le chasseur qui l’avait poursuivi avait lâché l’affaire.
Morgan porta sa main à son ventre, la douleur était tellement présente qu’il avait l’impression que la blessure se rouvrait doucement. Plusieurs fois, il avait pensé qu’elle aurait dû le laisser mourir pour ne pas qu’il souffre autant.

« Et après tu oses dire que c’est moi qui fuit ? »

L’ex-chasseur serrait tellement fort son gobelet que le café brulant coulait lentement sur ses doigts avant de s’écraser au sol.

« Et pas la peine de t’excuser… Il y a certaines choses qu’un humain ne peut pas pardonner. J’aimerai ne plus jamais te revoir. J’ai souhaité des jours entiers ne plus avoir à croiser ta route parce que tu m’as arraché le cœur, tu m’as dégouté du peu d’estime que j’avais pour les démons. »

La disparition de Symphonia l’avait beaucoup affecté et il avait préféré oublier tout ce qu’il pouvait le lier au surnaturel pour reprendre une vie d’humain lambda. Et la manière qu’il avait trouvée de se protéger en se retrouvant face à l’ex-rousse était d’être distant, froid. Pourtant, on voyait très bien qu’il souffrait énormément de sa perte. Il avait juste envie de la sentir contre lui d’oublier tout ce qui avait pu se passer. Mais son mécanisme d’auto-défense allait surement provoquer l’inverse. Il en était conscient et savait que c’était la meilleure chose pour lui.

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MessageSujet: Re: Au détour d'une rue   Jeu 11 Juin - 21:35


Au détour d'une rue

FT. Symphonia & Morgan

Une matinée des plus banales touchait à son terme. Réveillée par mon réveil et ce cher Fire, j'avais pris le temps qu'il me semblait nécessaire pour me préparer. Pendant un long moment, je m'étais attardée sur ma chevelure qui arborait une couleur dorée. Je me rappelais des raisons qui m'avaient poussé à délaisser mon roux flamboyant. J'avais agis sur un coup de tête, oublier la faiblesse qu'elle semblait me rappeler. Repoussant avec force toutes ces pensées, toute cette faiblesse, je terminais ma préparation avant de me rendre à ma galerie d'art. Mon assistant s'y trouvait déjà, s'activant pour la prochaine exposition. Je m'installais dans mon bureau et travaillais comme une bonne partie de la semaine à présent. Hélas, l'une de mes conversations se termina mal et le besoin d'air frais se fit sentir. Au plus grand bonheur de mon employé, je sortis avec hâte des lieux. Je parcourais la rue, lorsqu'une personne évita de me bousculer. Morgan. En instant le monde s'arrêta. Mon coeur s'accéléra et ma faiblesse frappait comme une forcenée dans mon esprit. Je la repoussais au mieux, mais lorsqu'il prononça mon nom avant de s'enfuir, elle remporta la manche. Blessée et dans un geste aussi instinctif qu'incompréhensible, je lui attrapais le bras. Ma première réplique représentait ma mauvaise habitude tandis que la seconde était des plus sincères. Je savais qu'il était trop tard pour m'excuser, que fuir ainsi n'était sans doute pas la solution, mais c'était tout ce que je savais faire. Depuis longtemps, je ne m'étais jamais sentis aussi faible, jamais sentis autant amoureuse. J'avais fuis Morgan en espérant laisser ma faiblesse avec lui, ainsi que mes sentiments. Hélas, ils attendaient patiemment.

Sa réaction me fit l'effet d'une gifle. Lorsqu'il libéra son bras, ma main retomba lourdement le long de mon corps et mon coeur se brisa en morceau. Je n'aurais jamais cru pouvoir souffrir autant. Je plaçais toutes mes forces dans le masque de femme forte que j'arborais que toutes mes défenses semblaient se fendre une à une. J'étais redevenue celle que j'étais autrefois, douce et  surtout faible.  « Ce n'est... » Je n'étais pas capable de continuer, de mettre à vif la faiblesse qui hantait mon coeur. De toute manière, les paroles qu'il prononçait m'en empêchait. Il me haïssait. Je le méritais. Rien de ce que je pourrais dire à présent pourrait calmer sa peine, je le savais. Je l'avais vécu. Je ne savais pas quoi lui dire. Je ne savais pas quoi faire. Je m'en voulais de lui avoir fait subir ça. Je me sentais comme s'il pleuvait en sa compagnie. La faiblesse que je pouvais aisément repoussé les jours ensoleillés me semblait plus forte que jamais. Pour la première fois depuis longtemps, je voulais pleurer mon amour. Etre honnête envers moi-même. Je ne savais même pas si j'en étais capable. Je ne m'étais jamais attachée après l'échec de mon premier amour, je ne pensais pas cela possible. Je ne voulais pas que ce soit possible. Je ne voulais plus souffrir, plus de cette faiblesse que l'on appelait l'Amour. J'avais perdu l'habitude de m'exprimer avec honnêteté, moi qui me dit franche.  

« Je te comprends... » La lutte fut veine. Je craquais. Je ne voulais pas qu'il me déteste, je ne pourrais supporter qu'il me déteste. Pour le première fois, ma peine était parfaitement audible dans ma voix. « Je sais que peu importe ce que je peux te dire à cet instant, rien ne changera ce que j'ai fais. Je ne t'obligerais pas à me pardonner. Je sais que ça ne l'est pas. » Je prends une profonde inspiration, mais lui laisse aucunement le temps de répliquer. Je ne veux pas me montrer "faible" trop longtemps, je ne peux pas. « J'avais peur.... J'ai fuis, parce que j'avais peur.... Je ne pensais pas que je pourrais m'attacher autant à toi ou à n'importe qui, plus après... Mais, j'ai craqué et ça me faisait peur. Après tout ce temps, j'avais oublié et  appris à voir tout ça comme une faiblesse. Tu le sais bien. Je commençais à... Je suis tombée amoureuse. J'en avais peur, alors je suis partie. Je ne voulais pas revivre ce part quoi j'étais passée autrefois, alors j'ai fuis. » Une tempête ne devrait pas tarder à rafler tout sur son passage quelque part dans le monde. Je n'étais pas douée pour tout ça, autant de sentiments et d'honnêteté. Retenant mes larmes, qu'il était sans doute mieux que personne ne voit, je regardais Morgan. Je ne savais pas vraiment comment je voulais le voir réagir, je ne savais même pas si je voulais fuir de nouveau. Je me sentais perdue. Je n'avais jamais été doué pour exprimer mes sentiments, maintenant plus que jamais.  
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MessageSujet: Re: Au détour d'une rue   Lun 15 Juin - 14:41


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Se retrouver face à Symphonia avait ravivé toutes les douleurs que Morgan pensé avoir oublié. Il ne pensait pas que simplement la vue du phénix lui ferait ça. Mais au final, il était juste terriblement amoureux… Et il ne pouvait pas faire comme si ça ne l’affectait pas. Elle tentait de s’excuser mais au final, ça avait fait réagir l’ex-chasseur négativement. Il s’emporta, serrant son gobelet dans sa main laissant le café brulant couler sur sa main. Il lâcha tout ce qu’il avait sur le cœur ne laissant pas le temps de répondre à la rouquine.
Il était à vif et c’était facilement à comprendre et il ne s’attendait pas à ce que son monologue entraine une telle réaction de la part du démon. Elle avait l’air aussi blessée que lui et regrettait amèrement son geste. Et cela calma Morgan, son cœur se serait moins vivement. Il n’avait plus cette impression d’avoir été roulé. Elle avait montré son côté humain, pour une fois. Elle s’était montrée totalement sincère envers lui.

Sans savoir pourquoi, la main du chanteur se glissa sur la nuque de son aînée et il la tira contre lui, sa main glissant lentement dans son dos. Il ferma les yeux et posa sa tête contre la sienne. Son cœur battait vite sans plus lui faire mal. Il se sentait tellement bien en sentant la nouvelle blonde contre lui.

« Si tu disparait encore une fois… Je te bute. »

C’était sa manière de lui faire comprendre qu’il envisageait de la pardonner et qu’il voulait repartir sur de bonne base en oubliant l’histoire au Texas. Morgan pouvait comprendre la réaction qu’elle avait eu, il ne savait pas ce qui avait bien pu se passer avec son premier amour. Puis… Lui était mortel, leur relation serait douloureuse, mais il ne voulait pas y penser pour le moment. Il voulait simplement sentir la chaleur de Symphonia contre lui.
Il la serrait doucement contre lui, comme si rien de toute ça ne s’était passé. Le chasseur poussa un long soupire montrant qu’il était soulagé de l’avoir retrouvé et d’avoir l’impression de vivre de nouveau. Toute sa vie s’était éteinte après le départ de la demoiselle et il s’était noyé dans la musique pour ne plus penser à sa chevelure rousse, à sa voix…

« Ne pars plus jamais, ne me laisse pas sauf si c’est d’un commun accord. J’ai besoin de toi, je ne peux pas vivre sans toi Symphonia. »

Une véritable déclaration d’amour alors que quelques secondes plus tôt il lui hurlait dessus disant qu’il ne pourrait pas la pardonner. Au final, il était faible face à elle comme elle l’était face à lui. Morgan n’arrivait pas à la relâcher, il avait besoin de se dire qu’il ne rêvait pas encore une fois. Qu’elle était bien là dans ses bras.

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MessageSujet: Re: Au détour d'une rue   Lun 15 Juin - 21:09


Au détour d'une rue

FT. Symphonia & Morgan

Jamais je n'aurais pensé revoir Morgan et au grand jamais je pensais qu'un jour je pourrais parler avec autant de sincérité, d'humanité. J'avais tant souffert à cause de cet organe, au nom de l'amour que je m'étais jurée de ne plus jamais revivre ainsi. J'étais devenue tout autre et tout était parfait jusqu'à ce que je rencontre le chasseur. C'était ce dont je tentais de me convaincre. Il était ma plus grande faiblesse, bien plus qu'une passade. Depuis que j'avais fuis ses côtés, il n'avait cessé de me hanter et le venin qui constituait chacun de ses maux constituait une douleur sans nom. Je n'aimais pas être faible. Plus que tout, je ne pouvais supporter qu'il me haïsse à ce point. Mon combat intérieur fut vain. Je lui avouais tout. Les raisons qui m'avaient poussé à fuir. Je commençais à craquer, je l'aimais et tout cela me faisait peur. Je ne voulais plus revivre la douleur. Je ne voulais plus jamais me sentir stupide et trahis  par un homme. Alors, j'avais décidé de fuir avant qu'il tienne une place trop importante dans ma vie. Il était déjà trop tard. Je retenais mes larmes qui menaçaient de sortir tandis que mon honnêteté se déversait. Je me sentais perdue. Je n'avais jamais été très adroite avec mes sentiments, aujourd'hui plus que jamais je réalisais à quel point j'avais eu tort de m'enfuir cette nuit-là. Mon coeur se serrait violemment, j'attendais. Me pardonnerait-il un jour?

Lorsque sa main glissa sur ma nuque et qu'il m'attira à lui, mon coeur fut soulagé d'un poids. Je fermais les yeux un instant. Il m'avait manqué, terriblement et ceux même si j'avais refusé de me l'avouer. J'étais lentement devenue aigrie, même Gabriel avait été témoin de mes nombreuses sautes d'humeur plus néfaste qu'auparavant. Je restais silencieuse à sa demi-menace. Je me contentais d'acquiescer, les larmes qui menaçaient de déborder et que je repoussais ardemment. Il n'avait aucune crainte, je ne comptais pas faire la même erreur deux fois. Je tenterais de rester calme dans le chemin que j'avais choisis. Je le laissais me serrer contre lui, j'en fis autant. Me délectant de la chaleur familière qu'il dégageait. Pour la première fois depuis près d'un an, je me sentais presque en paix. Mes craintes ne pouvant disparaître avec autant d'aisance que je pourrais l'espérer. « Promis. Si tu ne me brises pas le coeur. » Une vérité. Je ne pourrais supporter que l'on me brise le coeur une fois encore après plusieurs décennies. Il avait fallu bien trop longtemps pour qu'il se rétablisse et que je le laisse aimer à nouveau. La prochaine déception me ferait sombrer pour de bon.  

Je ne voulais pas me détacher de lui, je voulais rattraper cette année de perdue. Hélas, ce fut à ce moment que mon téléphone sonna. Une fois, puis deux. Je soupirais et à contre-coeur, je me décollais de Morgan. Un message. Mon assistant n'avait même pas eu le cran de m'appeler de vive voix. Je tapais rapidement sur mon clavier. Je prenais ma journée. De toute manière, il n'y avait pas grand-chose de prévu et j'avais déjà passé tous les coups de téléphone important en début de mâtiné. Mon regard dérive sur ce qu'il reste de son café. « Tu es libre pour un café? » Je n'arrivais plus à retenir mes émotions, ma voix laissait transparaître l'espoir qu'il accepte. Nous avions tellement à rattraper et je voulais rester un peu plus longtemps à ces côtés, oubliant la faiblesse qu'il engendre.

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MessageSujet: Re: Au détour d'une rue   Mar 23 Juin - 13:53


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Croiser Symphonia avait fait énormément de mal à Morgan pourtant, il se sentait tout aussi soulagé. Elle n’avait pas recroisé le chasseur de la Nouvelle-Orléans, tout allait bien. Il avait eu du mal à accepter sa couleur de cheveux. Pour lui, elle était rousse et le resterait même sous une coloration.
Finalement, il lui avait clairement montré qu’il avait eu mal lorsqu’elle avait fui et à sa grande surprise, le démon avait l’air d’en avoir autant souffert que lui. Il aurait pu lui cracher à la figure que c’était de sa faute et qu’elle devait assumer ses erreurs mais il n’y arrivait pas. Il avait besoin de passer du temps avec elle, il ne pouvait absolument pas vivre avec elle.

L’ex-chasseur avait attiré la demoiselle contre lui et la serra doucement contre lui en la menaçant si jamais elle osait partir une nouvelle fois. Et il fut rassuré de la sentir se coller à lui. Il avait besoin d’elle, et n’envisageait plus sa vie sans elle. La reprise de sa carrière lui avait simplement permis de s’occuper l’esprit pour oublier le monde du surnaturel. Bon, avec Cara dans les parages c’était compliqué, mais maintenant tout irait mieux.
L’Américain eut un sourire en entendant le phénix le menacer. Pas de problèmes, il n’avait pas envie de la faire souffrir, il voulait qu’elle soit heureuse tout simplement. Il accepta ensuite de prendre un café avec elle, le sien ayant fini sur sa main. Il jeta d’ailleurs le gobelet quand ils prirent la route d’un café.

Les amoureux s’installèrent en terrasse et Morgan savoura la chaleur du soleil sur sa peau. Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas pris le temps de profiter de l’air frais, préférant largement s’enfermer dans un studio d’enregistrement. Rapidement on prit leur commande et le plus jeune prit la parole.

« Je préfère te prévenir… Cara vit ici. »

Symphonia en avait entendu parler par rapport aux appels de la mère de Morgan inquiète pour la survie de sa petite princesse. Sauf que la cadette O’Connor était pire qu’un démon. Il reprit la parole pour expliquer la raison de cette révélation.

« Et si jamais on décide de vivre ensemble… Elle aime bien les petits-déjeuners surprise, les repas surprises et autres surprises pour passer voir si je vais bien. Elle est pas méchante, mais c’est une chasseuse. »

Clairement, la petite sœur de Morgan remarquerait que la demoiselle était un démon. Elle avait un véritable dont pour ça. Elle risquait de faire une remarque, voire peut-être de menacer Symphonia mais rien de bien grave. Une manière de marquer le territoire sûrement. Ouais, Cara était un brin jalouse.

« Qu’est-ce que tu deviens ? Qu’est-ce que tu fais maintenant ? »

Morgan n’avait pas eu l’occasion de visiter la ville ni de suivre les informations pendant un an. Il avait préféré se noyer dans son travail. Il était curieux de savoir ce qu’avait fait la blonde pendant ce temps. Il la connaissait, elle n’aimait clairement pas ne rien faire. Il voulait tout savoir, rattraper une année était primordiale pour lui.

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MessageSujet: Re: Au détour d'une rue   Ven 10 Juil - 23:29


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Une année entière s'était écoulée et jamais je n'aurais cru la finir ici, au milieu de la rue, dans les bras de Morgan. Je faisais preuve d'une faiblesse sans nom, pire encore que lorsque je l'avais embrassé cette nuit-là dans son chalet. Mais, c'était un fait, il m'avait changé d'une manière que je n'aurais pu imaginer. J'entendais déjà Gabriel me charrier en me disant combien il avait raison. Enfin, je n'y pensais pas. Je savourais la chaleur si familière qui s'échappait de Morgan. Il m'avait tellement manqué et je regrettais amèrement d'être partie l'année précédente. Moi, amoureuse, encore. Je redoutais déjà la fin des événements, mais je ne plus refaire cette erreur. En une menace à demi-voilé, Morgan me prévenait que mon prochain départ sera le dernier. Ce à quoi je répondis par une menace similaire. S'il me brisait le coeur, je partirais. Je ne pourrais plus supporter une nouvelle déception de ce genre. Mon coeur ne pourrait plus jamais se reconstruire, je n'en éprouverais plus la moindre envie. Je sombrais à jamais dans ses ténèbres si attrayantes. Pour le moment, je ne pensais pas à tout ça. Je profitais. Jusqu'à ce que mon téléphone sonne à plusieurs reprises. Forcée, je me décollais de mon cadet et répondis rapidement pour prendre ma journée. J'enchaînais en demandant à Morgan s'il avait le temps pour un café. Une requête dans laquelle on pouvait aisément comprendre mes sentiments. L'espoir. Je me comportais comme un jour de pluie. Chose qui d'ordinaire me répugnerait et pourtant, il semblait en être autrement. Je détestais me sentir faible, mais à ces côtés il en était toujours ainsi.

Je fus rassurée lorsqu'il acceptait et l'accompagnait jusqu'à un petit café. Nous nous installions en terrasse, profitant du beau temps comme il se devait. Je commandais un thé. Je ne commandais rien d'autre de toute manière, ou presque. Je me laissais surprendre par la première réplique du chasseur. Cara?! Ah, la soeur cadette de Morgan, c'est vrai. Il avait évoqué la demoiselle à plusieurs reprises, sans m'en dire davantage. Je ne cherchais pas plus dans ma mémoire, les paroles de Morgan m'en extirpèrent aussitôt. Etait-ce là un sous-entendu?! Nous nous retrouvions à peine, il voulait vraiment me mettre la pression. La pression?! Paniquer n'était pas mon genre, pas du tout. « Je vois. » Me voilà sans voix?! Ma parole, il allait pleuvoir aujourd'hui où quoi?!  

« Je suis toujours une véritable peste, même les miens du coin on du mal à me supporter. » Commençais-je doucement pour ne pas éveiller les soupçons. Le serveur nous apporta nos boissons. J'esquissais un sourire poli et repris. « Plus sérieusement, je tiens une galerie d'art. » Cela me changeait de mes journées à peindre en solitaire dans mon manoir. « Et toi? J'ai cru comprendre que tu avais repris la musique... » Ce n'était pas tout à fait correcte. Je le savais pertinemment pour avoir écouté ses nouveautés et de mettre énervé à chaque fois. Fire avait même fini par comprendre qu'il était préférable de fuir lorsque l'une de ses mélodies passaient à la radio.  
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MessageSujet: Re: Au détour d'une rue   Lun 13 Juil - 12:26


Au détour d'une rue
Ft. Symphonia Maxwell & Morgan O'Connor


Morgan accepta volontiers le café de la part de Symphonia. A la base, il était sorti pour en prendre un, et si c’était en sa compagnie, ce n’était que mieux. Ils s’installèrent alors à la terasse d’un café plutôt tranquille et ils commandèrent chacun leur boisson, comme d’habitude, un thé pour la blonde. Lui, opta pour un moka. Il avait besoin d’un brin de douceur dans son café, son cerveau avait encore du mal à se remettre de la cuite de la veille. Boire après trente ans était vraiment quelque chose de difficile. Les lendemains faisaient toujours mal.
Alors qu’on préparait les boissons, le chasseur prit la parole, annonçant que Cara, sa cadette, était dans les parages. Il évoqua le fait que si jamais ils s’installaient ensemble, elle pourrait débarquer n’importe quand. L’ex-femme du brun ténébreux l’avait vraiment mal vécu car la chasseuse pouvait être le pire cauchemar d’une personne si jamais elle ne vous aimait pas.

« Détend-toi, j’envisage pas ça pour tout de suite, mais je préfère prévenir que guérir, Cara est un véritable fléau. »

Effectivement, il redoutait chaque passage de sa sœur qui pouvait finir par une soirée un peu trop arrosé ou une soirée dispute… Ou tant d’autres options. Elle avait beau ne pas avoir de pouvoirs, n’importe quelle personne censée pourrait avoir peur d’elle. Un monstre dans le corps d’une Barbie.
Finalement Morgan décida de partir sur un sujet tout autre, il préférait savoir ce qu’elle avait fait durant un an. La connaissant, elle n’avait pas flâné chez elle. Puis, il se doutait que son « meilleur ami » l’avait obligé à sortir un minimum.

Au mot peste, un sourire se dessina doucement sur ses lèvres. Elle assumait vraiment tout et c’est ce qu’il aimait chez elle. Puis elle lui annonça tenir une galerie d’art. Il la regarda quelques instants perdu. Une galerie d’art comme un coin où on expose ses créations ? Ou celles des autres ? Ouais… Morgan était calé niveau musique mais alors pour les autres arts, c’était du chinois. Lorsqu’elle évoqua sa situation, il sentit son corps se raidir doucement. Reprit la musique n’était pas le mot, il s’était plutôt noyé dans le travail, il n’avait même plus l’impression d’aimer ce qu’il faisait. Du moins en ce moment. Ça avait beau devenir des hits, il n’appréciait pas les single et albums comme il le faisait avant.

« Hum… Disons que c’était surtout un moyen de ne plus penser à rien. J’ai arrêté la chasse, j’ai coupé court avec le surnaturel quand tu es partie. »

Du jour au lendemain, il avait tout arrêté, et avait même filé la plupart de ses armes à sa mère et sa sœur histoire de ne pas les jeter n’importe où. Le jeune homme avala une gorgée de sa boisson avant de la reposer. Il avait besoin d’elle. Et il le sentait dès qu’il posait son regard sur elle. Il sentait aussi le petit sourire en coin totalement niais qu’il avait sur le visage.

« Je suppose que Gabriel ta suivis ici ? »

Il avait connu le jeune homme parce qu’un soir de pluie Symphonia lui en avait rapidement parlé. Il se demandait si le phénix était ici aussi ou s’il était resté à la Nouvelle-Orléans.

« Tu n’as plus eu de soucis avec le chasseur ? »

Inquiet, encore… Il le serait toujours tant que l’homme ne serait pas hors circuit. Il détestait ce genre de chasseur. Sa famille était certes détestée pour laisser en vie certains démon, mais il préféra ça à tuer sans faire de différence.

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MessageSujet: Re: Au détour d'une rue   Lun 13 Juil - 21:03


Au détour d'une rue

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Mon téléphone sonna à plusieurs reprises, m'obligeant à me dégager de Morgan. Mon assistant, il avait le don pour m'embêter au mauvais moment. Je décidais de prendre ma journée et proposais un café à mon cadet pour rattraper celui qui avait fini sur le sol. Je fus rassurée lorsqu'il accepta et marchais à ses côtés jusqu'à la terrasse d'un petit café non-loin. Il prit un moka et moi un thé. Rien de bien surprenant. Il entama la conversation en évoquant sa jeune cadette, Cara et la possibilité que nous vivions ensemble. Un coup de pression démontrant combien je pouvais être faible aux côtés du chasseur. Je paniquais intérieurement à cette idée. Je me faisais lentement à l'idée que j'avais de nouveau ouvert mon coeur, passer à l'étape supérieur aussi tôt me ferait fuir plus qu'autre chose. De toute évidence, à ma réponse des plus courtes, Morgan comprit que ce n'était pas le sujet à aborder pour le moment. Il me rassura, m'informant que ce n'était qu'à titre de prévention, rien de plus. Honnêtement, je ne savais pas si je devais me sentir rassurée ou bien vexée par sa réflexion. Heureusement, il changea de sujet en me demandant ce que j'avais bien pu faire au court de cette dernière année. Je commençais en déclarant que mon côté peste n'avait pas changé. Un sujet basique parfait pour l'arrivée du serveur qui apporta nos boissons. J'enchaînais sur un sujet plus sérieux, ma galerie d'art. Une fois encore, je ne savais pas vraiment comment réagir face au regard que me lançait Morgan. Etait-ce surprenant?! Finalement, je détournais le sujet en parlant de lui. Je ne voulais pas me prendre bêtement la tête aujourd'hui. Je parlais de sa musique et du fait qu'il me semblait qu'il avait reprit. J'avais entendu pas mal de ses nouvelles mélodies et pour Fire c'était devenu une sorte de signal d'alerte. Attendant sa réponse, je portais ma boisson à mes lèvres et me figea légèrement lorsqu'il me répondit. Mon coeur se serra. Je m'en voulais terriblement. Je reconnaissais mon erreur, chose qui représentait la plus grande faiblesse pour moi autrefois. Je déposais ma boisson sur la table et restais un moment silencieuse.

« C'est plutôt moi qui l'ai suivis quand il m'a parlé d'un petit groupe de mes semblables dans le coin. » J'avais répondu après une profonde inspiration. Je savais que je pouvais lui faire confiance en parlant des miens et ce même s'il m'avait fallu beaucoup de temps avant de pleinement le réaliser. Je posais finalement sur lui un regard curieux lorsqu'il évoqua le chasseur. Je ne l'avais pas revu depuis que mon cadet m'avait sauvé d'une balle mortelle contre les phénix. J'en avais bien entendu parler à Gabriel, longuement même en faisant un portrait de l'homme, mais il n'avait jamais croisé mon chemin à nouveau.  « Non, aucune et heureusement d'ailleurs. » Je ne voulais pas revivre le massacre de Paris à moindre échelle à San Francisco, plus jamais.  
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MessageSujet: Re: Au détour d'une rue   Mer 15 Juil - 12:37


Au détour d'une rue
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Les amoureux s’installèrent dans un bar pour boire le café dont Morgan avait tant besoin. Il avait envie de lui dire tellement de choses mais en même temps il ne savait pas quoi dire qu’il parla de Cara et le fait qu’elle vive ici. Il connaissait trop bien sa sœur pour que la demoiselle ne cherche pas à savoir que son frère avait une copine. Et c’était une bonne enquêtrice, elle est capable de retrouver quelqu’un en quelques heures seulement. Cette gamine était effrayante. Les parents O’connor n’aurait pas dû faire qu’un enfant.
Puis il lui demanda ce qu’elle avait fait. Ouvrir une galerie d’art… Heu. L’ex-chasseur avait dû la regarder avec un air totalement perdu. La musique c’était son art, et les autres, il n’y connaissait pas grand-chose. A l’inverse de Symphonia. Il n’osa pas poser la question mais il comprit rapidement que ce n’était pas une bonne chose. La blonde pourrait se vexer alors que c’était lui qui se sentait bête.

« Tu… Tu y exposes tes tableaux ou ceux des autres ? Ou les deux… ? »

Il avait bien sentit ses joues chauffer doucement. Il se sentait un peu honteux, mais il pouvait bien se montrer faible devant elle ? Il reprit de plus belle en s’enfonçant. Ne pas être très doué pour s’exprimer c’était son truc.

« Je ne m’y connait absolument pas en dehors de la musique… »

Et encore, Morgan avait quelques lacunes dans son domaine de prédilection. Un peu normal d’ailleurs…
Puis la discussion tourna autour de lui. Et comme à sa grande habitude, il continua de rendre la conversation difficile en évoquant le fait de s’être quasiment noyé dans la musique de ne penser à rien d’autre. Il aurait très bien pu devenir un horrible chasseur qui tuait tout ce qu’il voyait mais non, il avait préféré s’éloigner du surnaturel. Il savait pourtant très bien que les garçons du bar où bossaient sa sœur avait plus ou moins tous des dons et que son propre facteur était un démon mais il essayait de faire comme si de rien été.

Renouant finalement avec le monde a qu’il avait délaissé une année plus tôt, il demanda à Symphonia si elle était venu avec Gabriel et si elle avait revu ou réentendu parler du chasseur qu’elle avait attiré.
Un groupe de phénix dans les alentours ? Un peu dangereux en sachant ce chasseur en liberté mais c’était mieux pour eux d’être prêt les uns des autres… C’était plus sécurisant.

« Cara est allé à ma place à la réunion de la confrérie… Elle m’a dit qu’elle l’a vu ton chasseur, et qu’il avait pas l’air très content de ce que j’avais fait. Reste quand même sur tes gardes… »

Ce que n’avait pas dit Morgan, c’était que sa cadette avait clairement faillit le buter en plein milieu d’une réunion. Après on se demandait pourquoi la famille du chasseur était connu pour leur impulsivité et leur côté animal. Donc que du coup, le tueur de phénix avait un ennemi bien plus redoutable qu’un démon : Cara O’Connor.

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MessageSujet: Re: Au détour d'une rue   Jeu 16 Juil - 0:48


Au détour d'une rue

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Installée à la terrasse d'un café avec mon cadet, je me sentais lentement devenir faible comme les jours de pluies, comme ses instants passés où mon coeur appartenait à un mortel. Pouvais-je m'autoriser à être ainsi à nouveau? Dans tous les cas, se sera certainement la dernière chance que mon coeur m'accorderait. La prochaine fois qu'il se brise, plus jamais il ne pourra se reconstruire. Enfin, je ne pensais pas à tout ça, me concentrant sur la conversation que j'entretenais avec Morgan. Une année s'était écoulée depuis notre dernière rencontre, il y avait tellement à ce dire et pourtant aucun d'entre nous ne savait par où commencer. Le premier sujet fut la cadette du chasseur. Une forte tête à en croire ses paroles. Puis, il me demanda ce que je pouvais devenir. Après une légère pique pour détendre au maximum l'atmosphère, je l'informais que je venais d'ouvrir une galerie d'art. La réaction de Morgan me vexa quelque peu, mais une fois que j'en compris la raison. J'esquissais un sourire amusé à sa réplique. « Cela dépend de l'exposition du moment, des peintures que je fais. En résumé, les deux. » Répondis-je avec un léger sourire. Il compléta en disant que niveau art, il ne connaissait que la musique, le reste était un tout autre monde pour lui. J'acquiesçais. « Il est vrai que j'ai eu davantage de temps pour apprendre tout ça. » Une nouvelle pique quelque peu amusé. Etrange. Pour la première fois depuis bien trop longtemps, je me sentais de bonne humeur. Faible, d'une certaine manière, certes, mais de bonne humeur.

Je m'intéressais ensuite d'un peu plus près à ce que mon cadet était devenu au court de cette année. J'évoquais en même temps le fait que j'avais entendu ses nouveautés en musique et sa réplique me figea sur place. Mon erreur me hantera encore bien longtemps. Finalement, il détourna le sujet pour parler de Gabriel, mon frère de coeur que j'avais dû évoquer un jour de pluie. Je lui répondis honnêtement, sachant que je pouvais lui faire confiance au sujet des miens. Je lui lançais un regard curieux lorsqu'il évoqua le chasseur dont il m'avait autrefois sauvé en prenant un projectile. En avait-il entendu de nouveau parler? Je lui répondis que je ne l'avais pas revu depuis, ce qui était une bonne chose au vu du nombre de mes semblables dans le coin.  J’esquissais un sourire en écoutant son discours avant de boire une gorgée de ma boisson. « Je suis toujours prudente. » Un peu plus dans certains domaines que d'autres, mais l'impulsivité des phénix était bien plus ancré dans ma mauvaise humeur quotidienne que dans un autre de mes traits de caractères.   « Ce n'est pas surprenant, un chasseur qui sauve un démon n'est généralement pas bien vu par les siens. » Je le réprimandais ou le remerciais de m'avoir sauvé la vie plus d'un an auparavant? Honnêtement, je ne savais pas vraiment moins même. Il aurait pu mourir de cette balle, comment avait-il pu être si inconscient et c'est pourtant au même instant que j'avais lentement commencé à craquer.
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MessageSujet: Re: Au détour d'une rue   Jeu 30 Juil - 10:28


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Morgan et Symphonia s’étaient installés dans un bar pour rattraper l’année qu’il avait passé loin l’un de l’autre. L’homme parla de son arrivé ici et surtout de ses retrouvailles avec Cara… Sa sœur. Le monstre comme il s’amusait à la surnommer. Car oui, sous ses airs de princesse, c’était un véritable fléau. Il annonça donc à la blonde qu’elle risquait de la croiser et assez rapidement au vue de ses « surprises » pour voir Morgan, ou quand elle se ramené avec une blessure.
Puis ils parlèrent de Symphonia, et ses nouvelles activités. Lorsqu’elle parla d’exposition, il n’osait pas poser sa question avant de remarquer que ça avait jeté un petit froid. Tant pis, il devait lui poser la question pour ne pas qu’elle reste vexée. Lorsqu’elle répondit, il comprit exactement la fonction d’une gallérie d’art et la manière d’exposer les œuvres. Effectivement, si la peinture de Symphonia correspondait à ce qu’elle allait exposer, elle pouvait très bien la rajouter.
La pique suivant le fit sourire mais il l’avait quand même un peu mal pris, effectivement, lui n’avait pas le temps vu qu’il était mortel. Il but une gorgée de sa boisson avant de prendre la parole.

« Tu insinues donc que tu es une cougar ? »

Ben quoi, elle devait avoir un siècle passé si Morgan ne se trompait pas. Mais les phénix, ce n’était clairement pas son truc. Il était doué dans tous les domaines mais pas au point de donner un âge exact sur un démon. Et ce qu’il chassait vieillissaient plus ou moins normalement.
Ils en arrivèrent à parler de la carrière de Morgan et celui-ci n’avait pas réussi à ne pas montrer la douleur qu’il avait ressentie. Effectivement, il avait repris la musique, mais pas par plaisir, plutôt pour oublier ses problèmes. Il se rappelait encore des heures qu’il avait pu passer en studio au point de s’y endormir. Le chasseur préféra d’ailleurs changer de sujet et parla du chasseur de phénix. Sa sœur avait eu la joie de le voir à la réunion de la confrérie.

A la phrase de Symphonia, l’Américain eu un sourire avant de répliquer

« Le démon en valait la peine. » Dit-il avant de reprendre. « Mais effectivement, je vais éviter d’aller au réunion de la confrérie quelques temps. Puis ça permet à Cara de se faire un peu plus connaître. »

La demoiselle n’avait pas le droit de siéger avant ses 25 ans et pourtant c’était maintenant elle qui représentait la famille O’Connor. Leurs pratiques étaient clairement critiqué mais ils étaient quand même réputé pour leur palmarès impressionnant niveau chasse. Puis les Kamina n’étaient pas réputé pour être les démons les plus dociles.
Malheureusement, le téléphone de Morgan se mit à sonner. Lorsqu’il regarda l’auteur de l’appelle, il soupira faiblement, sa sœur. En parlant du monstre, elle arrivait toujours au mauvais moment. La star l’ignora jusqu’à un message où il grogna doucement. Impossible de repousser la chose.

« Je dois y aller. J’ai un petit problème familial à régler. Je t’appelle. Réserve-moi une soirée, je t’emmène au restaurant ! »

L’homme se lava, déposa une vingtaine de dollars sur la table et embrassa son aînée avant de prendre son numéro de téléphone et de filer. Sa mère avait des soucis et il devait aller la voir. Depuis la mort de son père, Morgan avait décidé de s’impliquer un peu plus avec sa famille.

END

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